En décembre 2012, alors que Paris va connaître une vague de froid sans précédent, Gayané atterrit à Roissy avec son bébé dans les bras et ses plus proches parents. La jeune femme vient des montagnes du Haut-Karabakh, qu’elle a dû quitter sans espoir de pouvoir y retourner un jour. Brillante et polyglotte, d’une énergie intarissable, elle franchit toutes les étapes qui lui permettront d’être naturalisée moins de dix ans plus tard. Un récit dont on ne peut manquer de saisir la profonde résonance avec les débats actuels sur l’immigration. L’exil est une « opération sans anesthésie » qui touche à l’intime autant qu’au politique.