Un homme est mort.
Dans sa chambre, où son corps repose, deux personnes le veillent, un comédien qui pleure, et sa femme qui ne pleure pas. Elle raconte la vie de son époux, les insultes, les coups, les villageois ligués contre lui. Son corps difforme, corps d’insecte. Elle raconte les citrons, la chaleur, le jardin où le mort aimait se réfugier, tandis que, de son côté, elle rêve de sainteté, d’anges, de ciel qui s’ouvre en grand. L’homme est mort, mais la rage du village est intacte. Dehors, les cris retentissent.