À Martigues, au bord de l’étang de Berre, Fadila vit seule dans un appartement qui donne sur les pétroliers. Chaque matin, un goéland vient frapper à ses persiennes. Et chaque nuit, les cargos traversent lentement la ville avant de rejoindre les raffineries. Un jour, Fadila aperçoit à bord de l’un d’eux une femme, agente de sécurité, fascinée par les oiseaux du large. Au gré des passages du bateau sur le chenal, des regards et des signes de main, une mystérieuse relation s’installe entre elles, sous les ailes d’un gabian qui semble veiller.
Dans une Méditerranée saturée de chaleur, ce texte tisse le portrait d’une ville portuaire complexe, bercée de solitude, abîmée par
le pétrole et la mafia. Un récit mélancolique et sensuel, hanté par les torchères, habité par les oiseaux et les rêves de départ.