Le narrateur, Adrien, se rappelle son dernier repas de Noël passé avec sa mère et sa grand-mère – le seul dont il se souvienne. Ce soir-là, il avait décidé d’emporter un dictaphone pour enregistrer les sons familiers et la voix de son abuela : des récits d’Espagne, le pays quitté, ses confessions sur son intégration en France. Quelque temps plus tard, cet enregistrement ravive une mémoire. Adrien développe un rapport presque mystique à cette bande, dont les sons se mêlent peu à peu à son quotidien, transformant l’absence.